Animation FLASH en sursis ! HTML 5 à l’assaut du web

Dans une lettre publiée par Steve Jobs en 2010, Apple a définitivement déterré la hache de guerre contre les applications Flash sur les mobiles en annonçant qu’elles présentaient des problèmes de sécurité, performance et fiabilité et n’étaient plus nécessaires pour profiter du contenu RichMédia.
Lire la lettre de Steve Jobs sur Adobe Flash.

Petit rappel, soit un « Flashback » !! Flash a véritablement percé le marché de la diffusion de contenu RichMédia depuis une dizaine d’années. Il s’est creusé une place de leader que tout le monde lui jalouse. 2007, arrivée en puissance d’Apple sur la place de marché avec iphone et ipad, l’heure des grands changements a sonné.

Apple utilise sur ses plateformes des applications uniquement maîtrisées à 100%. Hors Flash est une technologie propriétaire qui nécessite l’installation d’un module tiers pour fonctionner. Pour Adobe, la porte sur les produits Apple se trouve belle et bien condamnée… d’autant plus qu’Apple à une vision claire de l’avenir d’internet. L’idée d’Apple, emmenée à l’époque par Steve Jobs, réside dans l’utilisation du html 5 – langage de programmation qui repose sur une évolution majeure du code html – qui permet d’animer du contenu, de visionner des vidéos et du son sans installer le moindre plug-in. Le html 5 à le grand avantage d’être compatible d’une plateforme de diffusion mobile à une autre.

Avec le blocage d’Apple du Flash sur les mobiles de la marque, le html 5 à place libre mais concernant les ordinateurs fixes le discours n’est pas le même. Tout s’inverse ! Le html 5 reste mal interprété par les navigateurs internet antérieurs à Internet Explorer 9, pour le plus connu d’entre tous. Du point de vue du particulier, il faudra attendre une vague de mises à jour conséquente des navigateurs internet ou l’achat de nouveau matériel afin que les contenus html 5 soient accessibles. Pour les professionnels le processus de migration est plus couteux donc bien plus long. Dans ce cas la portabilité du html 5 n’est pas aussi intéressante que celle de Flash, car un simple plug-in et tout le monde accèdent au contenu sur toutes les versions des navigateurs. Dans ce cas les inconvénients de Flash citée par Steve jobs sont relatifs.

Si on considérait un taux de visibilité global, la marge entre Flash et html 5 reste large et en faveur de Flash. Cela dit, en prévision de l’avenir, Adobe a décidé de stopper le développement de Flash pour les mobiles pour se concentrer sur son nouveau logiciel Wallaby qui permet de compiler du code Flash vers le html 5 ! Un sacré avantage qui permet de continuer à développer sur Flash tout en optimisant la diffusion…Le logiciel est toujours en test, et il faut rester prudent car la transformation automatique d’un code à un autre n’est jamais aussi parfait qu’en codage originel.
Jouer de la mollette sur ce site internet pour savoir si votre navigateur est opérationnel pour le html5

A travers tout ce débat technologique on oublie souvent de parler des éditeurs de contenu qui sont directement impactés par les décisions prisent par ces grandes firmes du développement informatique. En tant que créateur de contenu web, je penche en la faveur du html 5 pour des raisons de portabilité future. Même si le html 5 ne dispose pas encore d’autant de fonctionnalités que Flash je vais pouvoir réaliser un rêve et développer des applications sans me soucier de la compatibilité multi-systèmes.

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